Le journal · 22 septembre 2026

Budget des familles 2026 : ce que révèle le baromètre UNAF

63 % des familles se disent financièrement contraintes en 2026. Décryptage du baromètre UNAF-OpinionWay et pistes concrètes pour souffler côté budget.

Si tu as l'impression que les fins de mois sont de plus en plus tendues depuis que tu es parent, tu n'es pas seule à le penser — et surtout, les chiffres te donnent raison. Le 16 septembre 2026, l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) a publié son Baromètre des familles, réalisé avec l'institut OpinionWay auprès de 2 500 parents à l'échelle nationale (et jusqu'à 8 000 parents avec sa déclinaison territoriale dans 48 départements). Le constat est sans détour : la pression financière sur les familles françaises s'est nettement aggravée en un an.

Voici ce qu'il faut en retenir, et surtout, ce que ça change concrètement pour les jeunes parents.

Les chiffres qui posent le décor

Le baromètre 2026 dresse un état des lieux préoccupant du budget des familles :

  • 63 % des familles se disent financièrement contraintes ou "juste" à l'équilibre (dont 27 % qui jugent leur situation "difficile" et 36 % qui doivent "faire attention").
  • 53 % des parents estiment ne pas avoir les moyens de préparer l'avenir de leurs enfants — contre 43 % en 2024, soit une hausse de 10 points en seulement deux ans.
  • 67 % des parents disent ne pas avoir les ressources nécessaires pour avoir un enfant supplémentaire.
  • Un couple avec deux enfants gagne en moyenne 4 521 € de moins par an qu'un couple sans enfant, au niveau de revenu médian.

Ces chiffres ne racontent pas seulement un contexte économique tendu : ils racontent le quotidien de millions de familles qui font des arbitrages, souvent invisibles, pour continuer à donner le meilleur à leurs enfants.

Ce que les parents font pour tenir le budget

Le baromètre détaille aussi les stratégies concrètes mises en place par les familles pour faire face :

Côté dépenses :

  • 74 % recherchent activement les promotions
  • 57 % achètent d'occasion (vêtements, matériel de puériculture, jouets)
  • 46 % revendent des objets qu'ils n'utilisent plus
  • 37 % renoncent carrément à l'achat de produits pourtant jugés utiles
  • 45 % des foyers en difficulté financière disent renoncer à la qualité pour réduire les coûts

Côté revenus :

  • 52 % cherchent activement à augmenter leurs revenus (heures supplémentaires, passage à temps plein, changement de poste)
  • 42 % puisent dans leur épargne
  • Près d'un tiers des familles les plus modestes ont régulièrement recours au découvert bancaire

Côté organisation professionnelle :

  • 48 % ont aménagé leur vie professionnelle pour s'occuper de leurs enfants
  • 28 % ont réduit ou arrêté leur activité — une charge qui repose très majoritairement sur les femmes

Et du côté des pouvoirs publics ?

Le baromètre pointe aussi un décalage grandissant entre les attentes des familles et le soutien perçu de l'État : 78 % des parents jugent que les impôts et les aides publiques actuelles ne prennent pas suffisamment en compte la charge financière liée aux enfants, et 56 % trouvent les tarifs des services publics (crèche, cantine, activités périscolaires...) trop élevés.

Pourtant, malgré ce contexte, 92 % des parents interrogés disent trouver les dépenses liées à leurs enfants "source de satisfaction", et 91 % font passer ces dépenses avant leurs propres dépenses personnelles. Le message est clair : ce n'est pas l'envie de bien faire qui manque, c'est la marge de manœuvre.

Des aides existent : de quoi alléger un peu la facture

Face à ce contexte, plusieurs dispositifs peuvent concrètement aider à réduire la charge financière liée aux jeunes enfants, en particulier sur le poste souvent le plus lourd : le mode de garde.

  • Le crédit d'impôt pour frais de garde : jusqu'à 1 750 € par enfant et par an (50 % des dépenses, plafonnées à 3 500 €), pour les enfants de moins de 6 ans gardés hors du domicile. Il est intégralement remboursable, même pour les foyers non imposables.
  • Le Complément de libre choix du mode de garde (CMG) : jusqu'à 825,16 € par mois pour financer une assistante maternelle, avec des règles assouplies depuis 2025 (plus de minimum d'heures mensuelles, suppression du reste à charge obligatoire de 15 %).
  • Le CESU préfinancé, versé par certains employeurs : jusqu'à 2 591 € par an et par salarié, non imposable.

(Pour aller plus loin sur les solutions de garde, notamment face à la pénurie de places en crèche : [pénurie de crèches en 2026, quelles solutions pour les parents].)

Et l'allaitement dans tout ça ?

On ne va pas se mentir : l'allaitement ne résout pas une équation budgétaire à lui seul, et ce n'est jamais une raison suffisante — ni la seule — pour faire ce choix, qui reste avant tout personnel et intime. Mais dans un contexte où chaque euro compte, c'est un fait objectif qui mérite d'être mentionné sans culpabiliser personne : le lait maternel ne représente aucun coût d'achat, contrairement au lait infantile, dont le prix pèse dans le budget de nombreuses familles sur plusieurs mois. Pour celles qui allaitent déjà ou qui hésitent, c'est une information parmi d'autres à avoir en tête — ni plus, ni moins.

Questions fréquentes

D'où viennent les chiffres de cet article ?
Ils sont issus du Baromètre des familles 2026, une enquête menée par l'institut OpinionWay pour l'UNAF, publiée le 16 septembre 2026, auprès d'un échantillon national de 2 500 parents (et jusqu'à 8 000 parents avec la déclinaison territoriale).

Le coût d'un enfant a-t-il vraiment augmenté ces dernières années ?
Le baromètre ne donne pas un montant unique, mais mesure une dégradation nette du ressenti et de la capacité financière des familles : la part des parents ne pouvant "préparer l'avenir" de leurs enfants a progressé de 10 points en deux ans.

Quelles aides existent pour réduire le budget garde d'enfant ?
Les trois principales sont le crédit d'impôt pour frais de garde, le CMG (pour une assistante maternelle) et le CESU préfinancé lorsqu'il est proposé par l'employeur. Elles sont cumulables selon certaines règles, à vérifier sur caf.fr ou avec ta caisse d'allocations familiales.


Sources : UNAF — Communiqué de presse, Observatoire des familles 2026, budget familial, Familles de France — Baromètre UNAF-OpinionWay 2026, Oka Mag — Garde d'enfant en 2026, quelles aides pour réduire la facture ?.

⚠️ Note pour Auré : le paragraphe sur l'allaitement et le budget est volontairement prudent dans le ton — à ajuster si tu veux l'accentuer ou au contraire le raccourcir encore, c'est un sujet sensible (culpabilisation des mamans qui n'allaitent pas ou ne peuvent pas) donc mieux vaut rester factuel. Vérifie aussi les montants CMG/crédit d'impôt avant publication : ce sont des chiffres qui évoluent chaque année en loi de finances.

Ce texte n’est pas un avis médical. C’est un partage d’expérience. Pour tout ce qui touche à ta santé ou à celle de ton bébé, parles-en à ta sage-femme, ta consultante en lactation, ton médecin ou ton pédiatre.

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